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 Gastronomie amérindienne

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Oscar
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MessageSujet: Gastronomie amérindienne   Ven 13 Jan à 20:14

Découvrir la gastronomie amérindienne c'est à mon avis découvrir comment les peuples indigènes du Canada se nourrissaient localement. J'ai découvert la cuisine amérindienne au Pow-Wow de Kahnawake en 2003. Hamburger au bison ou à l'orignal, crème de maïs sucré, assiette de riz sauvage, jus de baies écrasées, et plein d'autres choses.

J'ai trouvé ceci sur le site de Radio-Canada :

Citation :
Avant l’arrivée des Européens en Amérique, les Amérindiens sédentaires cuisinaient avec des plats en terre cuite. Les chasseurs-cueilleurs utilisaient plutôt des récipients d’écorce ou faisaient cuire les viandes et le poisson dans la glaise. Traditionnellement, les Amérindiens laissaient vieillir la chair du gibier, comme l’ours, le lièvre ou la perdrix, avant de la consommer. Par la suite, la viande était rôtie ou préparée en ragoût.

Les Amérindiens du Canada sont également amateurs de soupes, qu’ils font mijoter, entre autres, avec du maïs, des fèves, du poisson, des courges.

Depuis des siècles, les Amérindiens assaisonnent leurs mets. Ils utilisent des herbes sauvages comme le thym et la menthe, mais aussi les baies de genévrier, les graines de la pomme de pin ou les fruits du vinaigrier. De même, ils brûlent les feuilles de tussilage afin d’obtenir une cendre salée pour agrémenter certains de leurs plats. Le fumage et le faisandage donnent également des saveurs uniques aux viandes et aux poissons.

Même si les Amérindiens n’avaient pas coutume de manger de dessert, ils consommaient des noisettes, des fruits sauvages et de l’eau d’érable.

Nos frères amérindiens ont développé tout un génie gastronomique en mettant en valeur tout ce que l'écosystème dans lequel ils vivaient avait à offrir. Ceci peut nous servir d'exemple.
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Oscar
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MessageSujet: Re: Gastronomie amérindienne   Ven 13 Jan à 20:20

Citation :
Avant l’arrivée des Français : les cultures amérindiennes

Pour les Amérindiens, la notion de jardin comme on l’entend en Europe est inconnue. L’Européen ne trouve guère d’intérêt dans l’état naturel d’un paysage et cherche à transformer cet espace à sa façon, généralement selon un tracé linéaire et rectiligne. Pour l’Amérindien, pas question de modifier l’ordre sacré du monde par des clôtures : l’espace ne lui appartient pas et la nature est un jardin infini, unique et divin. Sa conception animiste du monde lui permet de composer avec son milieu et son environnement naturel qu’il exploite selon des méthodes douces.

Au Québec, il y a deux principaux groupes autochtones : les Algonquiens, nomades, vivant de la chasse et de la cueillette et les Iroquoïens, plus sédentaires, qui tirent de leurs champs une grande partie de leur subsistance. Les produits cultivés par ces derniers servent à l’alimentation, à l’extraction de pigments, à la fabrication de vêtements, à la médecine et aux cérémonials. Les Amérindiens avaient développé de nombreuses techniques de culture, notamment la sélection et la fertilisation. Qu’ils soient nomades ou sédentaires, la cueillette est très importante pour leur survie (alimentation et médecine).
Les autochtones ont transmis aux Européens leurs connaissances des plantes indigènes et, entre autres, comment faire du sirop et du sucre à partir de la sève de l’érable à sucre. Ils leur ont également fait connaître les vertus de bon nombre de ces plantes comme le ginseng, la salsepareille, le capillaire (variété de fougère) et aussi le tabac. L’introduction des plantes autochtones a transformé la cuisine occidentale. Les Amérindiens du continent américain, nord et sud, nous ont apporté : tomates, pommes de terre, topinambours, haricots verts, pâtissons, poivrons, citrouilles, maïs, tournesols et riz sauvage. En fait, à leur arrivée les premiers colons français ont utilisé plusieurs des techniques et des produits alimentaires des Amérindiens pour assurer leur survie, mais cette influence a décru par la suite, comme le montre l’exemple de la marginalisation rapide de la farine de maïs. Cependant, certains produits nord•américains ont continué à être cultivés en grande quantité, telle la citrouille qui avait particulièrement attiré l’attention des premiers immigrants et voyageurs.
À propos des Amérindiens, Pehr Kalm (1716-1779. Élève de Linné, ce célèbre botaniste suédois fit un périple au Canada en 1749 et nota ses observations sur les jardins qu’il y vit) note :

Les Sauvages ont encore un autre met qu’ils mangent en voyage, aussi bien qu’à la maison. Quand les citrouilles sont mûres, ils les découpent, écorce et chair ensemble, en d’assez longues tranches au soleil pour les faire sécher, ou encore dans leur pièce de séjour ou près du feu, après les avoir entrelacées de diverses manières. Une fois sèches, elles peuvent se conserver durant un très long temps, qui dépasse une année; lorsqu’on veut les manger, on met les tranches à cuire, seules ou accompagnées d’autre chose, et ce doit être un assez bon met, très sucré. Je crois cela d’autant plus volontiers que j’ai mangé quelques morceaux apprêtés de la sorte, qu’ils avaient assez bon goût sucré et qu’on aurait fort bien pu les manger secs. Les voyageurs utilisent assez souvent cette nourriture durant leurs randonnées chez les sauvages. Ils leurs achètent des tranches de citrouilles préparées de la sorte et s’en nourrissent.
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Oscar
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MessageSujet: Re: Gastronomie amérindienne   Mar 21 Fév à 16:54

RECETTE DE SAGAMITÉ

Dans la région des Grands Lacs, la semoule de maïs, ou hominy, représente une part importante de l'alimentation des voyageurs. Cuit dans une grande bassine transportée à même le canot, le maïs peut nourrir les pagayeurs sans qu'ils n'aient même besoin de cesser de pagayer. De la graisse fondue est ajoutée au maïs de même que tout ingrédient recueilli par les hommes au long de leur parcours : riz sauvage, baies sauvages, etc.

Matériel
-Grand faitout ou toute autre bassine assez robuste
-Grande cuillère de bois

Ingrédients
- 1 lb de semoule de maïs - blanche ou jaune.
- 28,5 g de porc salé, de graisse de porc, de bouf ou tout autre type de graisse fondue. Rincez le porc salé si vous désirez retirer l'excédent de sel.
- Eau

Préparation
1. Nettoyez soigneusement la semoule de maïs, déposez-la dans le faitout et couvrez-la d'eau.
2. À feu moyen-élevé ou élevé, amenez à ébullition puis diminuez le feu et laissez mijoter pendant environ trois heures en remuant de temps à autre. Si la préparation devient trop sèche, ajoutez un peu d'eau. Elle devrait avoir une consistance souple et les grains devraient avoir éclaté. Le goût ne devrait pas être farineux.
3. Laissez cuire pendant encore 45 minutes afin que les saveurs se mélangent bien. Remuez fréquemment mais avec précaution.
4. Goûtez la préparation et ajoutez du sel si désiré. Si vous utilisez du porc salé, le mélange devrait être suffisamment salé.

Solution de remplacement : La semoule de maïs en conserve se trouve plus facilement que la sèche. Le résultat ne sera pas tout à fait identique mais la texture sera semblable. Si vous utilisez la semoule sèche, rincez-la, couvrez et laissez mijoter pendant quelques minutes, jusqu'à qu'elle soit chaude. Ensuite, ajoutez la graisse ou le porc salé, que vous aurez rincé au préalable. Vous n'aurez probablement pas à saler davantage la préparation.

Vous pouvez ajouter des légumes ou de la viande à cette préparation. Pour ce faire, coupez des morceaux de viande et des légumes comme le navet - utilisé à l'époque des voyageurs - que vous ferez mijoter avec le maïs jusqu'à ce qu'ils soient cuits.
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