Manger dans un petit resto tibétain ne s'inscrit pas, en effet, à 100% dans une démarche pour s'alimenter de façon locale et abordable (les restos, c'est cher).
Ceci dit, je ne crois pas non plus qu'il soit pratique ni même souhaitable de chercher fanatiquement à s'alimenter à 100% local alors que l'on vit dans une ville cosmopolite de réputation internationale comme Montréal !
La redécouverte de notre terroir n'interdit pas la découverte de celui des autres peuples. Je crois que le sens de notre action n'est pas d'opposer notre terroir à celui des autres, mais bien d'opposer le terroir des peuples à la mondialisation aveugle de la production alimentaire. Découvrir la spécificité des autres peuples nous mène naturellement à découvrir notre propre spécifité.
Je crois que l'ouverture aux autres nations est très saine. Tant que cette solidarité ne se transforme pas en dépendance économique !